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Bonjour Tom, merci d’avoir accepté cette interview. Peux-tu nous parler de ton parcours avant de rejoindre la Team Venum ?

Je m’appelle Tom, j’ai 26 ans et je fais partie de l’équipe Venum depuis environ 3 ans. Je travaille aujourd’hui en tant que DESIGNER PRODUIT. C’est mon équipe qui élabore les designs des futures collections et imagine des nouveaux produits.

Mon parcours est tout à fait classique : j’ai fréquenté le Lycée Français de Shangaï en Chine où j’ai obtenu mon bac général, option économie politique (rien à voir avec le graphisme !). Néanmoins, depuis l’enfance, j’ai toujours adoré dessiner. A l’âge de 13 ans je me suis mis au graffiti qui reste jusqu’aujourd’hui une véritable passion.

 

Quelle a été ta formation pour devenir designer Produit ?

J’ai un diplôme de Master avec la spécialisation « Directeur artistique » obtenu à l’EPSAA, l’école publique de communication visuelle de la Ville de Paris. C’est un établissement reconnu dans le domaine du graphisme que j’ai intégré via un concours.

Je n’ai pas de formation spécifique dans le design de vêtements, j’ai appris toutes les spécificités de ce domaine en travaillant chez Venum, mais je pense que notre génération a une plus grande facilité à s’adapter à l’industrie textile car nous avons été exposés aux publicités des géants de la mode depuis notre enfance. En plus de cela, le fait d’avoir beaucoup voyagé et d’avoir vécu dans une autre culture (en Chine) a contribué à mon ouverture d’esprit, m’a permis d’avoir un point de vue alternatif sur le monde.

 

Pourquoi as-tu décidé de rejoindre l’aventure Venum ?

La plupart des diplômés de mon école cherchent à rentrer dans de grandes entreprises, très structurées. Or, ce n’était pas du tout mon projet. Les entreprises de graphisme « pur » ne m’intéressaient pas car je ne voulais pas avoir à faire les mêmes tâches prédéfinies tous les jours.

Lorsque j’ai répondu à l’annonce de Venum, j’ai été surtout attiré par le côté multitasking du mon futur job. Et je n’ai pas été déçu ! Quand j’ai rejoint la Team en tant que graphiste, j’ai été amené à réaliser des designs pour tout un tas de choses – des packaging, des bannières pour le site web, des visuels pour la newsletter… Cette variété a fait que je ne me suis jamais lassé ! C’est bien plus motivant pour moi qu’un travail où on doit répéter la même tâche quotidiennement.

 

Peux-tu nous expliquer l’organisation et le fonctionnement du Pôle Design chez Venum ?

La création et le développement produits ont une vraie envergure internationale. On travaille en étroite collaboration avec nos collègues de Hong Kong ainsi qu’avec nos usines thaïlandaises. Tout d’abord, on conçoit ici en région parisienne les nouveaux designs que l’on valide avec l’ensemble de l’équipe française. Je pars sur des designs de nouveaux vêtements « à plat » sur PC. Le dossier technique est ensuite créé par notre unité de développement qui se situe dans nos bureaux de Hong Kong, qui est en relation directe avec nos usines. Une fois la phase du dossier technique passée, nous effectuons généralement plusieurs rounds d’optimisation (envoi des « samples », changement de matériaux, …) du produit entre notre siège parisien et nos bureaux Thailandais et à Hong Kong en contact direct avec les usines.

 

Comment arrives-tu à allier le côté technique et les spécificités des vêtements avec le style Venum ?

Je dirais que c’est assez simple pour nous finalement car ce sont les contraintes techniques qui cadrent le projet dès le début et conditionnent le design final. Pour moi, le design se traduit par l’utilisation de l’art et de l’image pour un objectif technique et commercial.

Par exemple, quand nous devons créer des vêtements de compression, nous savons que nous allons devoir utiliser tel ou tel matériel, ajouter des empiècements en mesh ou autre à des endroits bien précis... Finalement, le fait d’avoir des contraintes nous aide, c’est comme assembler un puzzle, alors que bien souvent quand on est trop libre on se perd !

 

Penses-tu que ta passion pour le graffiti t’aide aujourd’hui dans ton métier ?

Oui, je suis persuadé que le graffiti est très proche des codes des sports de l’extrême ainsi que des sports de combat. En plus, ma passion de graffiti m’a aidé à développer mon attention aux détails, mon sens de proportions… je pense que c’est un vrai atout dans mon métier qui a également facilité ma reconversion professionnelle du graphisme vers le design produit.

 

Peux-tu nous parler des orientations prises par la marque ? Comment vois-tu l’évolution des designs chez Venum ?

C’est très intéressant à observer. Aujourd’hui, Venum réussit à toujours garder son identité visuelle malgré la diversification et le développement de nouvelles gammes. Quand je suis arrivé il y a 3 ans, j’ai été un peu surpris de voir des collections telles que G-Fit et Gladiator posées côte à côte ; à mon sens, ce sont des styles très différents. Venum devenu connu grâce à des designs très graphiques qui ont constitué la marque de fabrique de VENUM comme la collection « Gladiator ». Pourtant, la marque proposait très peu de design qui pouvaient parler au grand public. Aujourd’hui, nous nous orientons vers des designs plus épurés, plus « grand public », plus lifestyle. Nous sommes finalement à un tournant en termes de design qui correspond également aux attentes du public qui cherche aujourd’hui des designs plus épurés, plus sobres.

Notre objectif c’est de proposer aux clients de la marque des pièces qui répondent à leurs attentes tout en gardant l’identité Venum !